Togo : Journées d’études sur « Les enjeux des finances publiques au 21ème siècle en Afrique »

La mondialisation et la numérisation de l’économie ont des conséquences sur la fiscalité des États africains.

En effet, elles sont source de développement des activités qui génèrent des revenus susceptibles d’être imposés par ces Etats. Cependant, elles favorisent l’érosion de la base imposable dans ces Etats, car ces derniers éprouvent des difficultés à taxer notamment les entreprises du numérique, les exploitants des réseaux sociaux ou des plateformes numériques et les entreprises multinationales.

Ces « potentiels » contribuables n’hésitent pas à adopter des stratégies d’évitement de l’impôt à travers la dissimulation de leurs revenus, la sous-capitalisation et les prix de transfert….

Dans ces conditions, la fiscalité des États africains se trouve inadaptée face à la mondialisation et la numérisation qui caractérisent l’économie contemporaine : le cadre législatif n’est pas approprié, les capacités d’imposition, de recouvrement et de contrôle des administrations fiscales sont limitées.

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